Retour au travail après un congé maternité : ce que je ne savais pas…

Je me rappelle de mon retour au travail comme si c’était hier ! C’était un jour de septembre 2015, un lundi.

J’ai été accueillie par les sourires de mes collègues. J’ai reçu des accolades de réconfort de ceux qui ont su que j’avais perdu mon père pendant mon congé mat. Le retour aurait pu être parfait à un détail près ! Elle. Cette nana pas très stable dans sa tête et surtout très malveillante.

Elle, sera peut-être sans aucun doute là aussi à ton retour. Elle, c’est la malveillance, celle qui t’enfoncera dans un moment de faiblesse pour mieux exister. Parce que j’aime autant te prévenir que quand tu vas rentrer de congé mat tu seras vu comme un être faible, celle dont on peut prendre la place.

Alors, voici quelques conseils que j’aurai du m’appliquer à mon retour de congé mat… Histoire de te donner des armes et que ça ne t’arrive pas à toi non plus…. Ah! si j’avais su…

  • conseil n° 1 : on oublie la bienveillance attitude. On s’autorise à pousser des coups de gueule, à être sympa le lundi et de mauvaise humeur le mardi. Ne pas être cernable pour déstabiliser l’adversaire, c’est une bonne recette! Pour ma part, ça m’aurait évitée d’être agressée verbalement harcelée pendant 2 ans!

  • conseil n°2 : on arrête de faire la femme forte qui peut tout encaisser. On parle de ces soucis aux bonnes personnes : à son directeur et à l’assistante. J’aurai dû en parler à mon directeur : lui dire que je ne dormais pas parce que la pathologie de mon fils le faisait se réveiller toutes nuits. J’aurai dû lui dire que parfois, je partais au milieu de la nuit aux urgences après 4 heures de pleurs ininterrompus. J’aurai dû et je ne l’ai pas fait. Au lieu de ça, je me suis laissée avoir l’image d’une nana qui n’arrivait pas à reprendre pied….

  • conseil n°3 : on fait comme à la maison, on s’organise un emploi du temps millimétré pour maîtriser la situation et ne rien se laisser imposer. Si ‘avais su… j’aurai organisé des réunions dès mon retour avec chacun de mes interlocuteurs pour repréciser mon rôle, faire un point sur les attentes de mes interlocuteurs et leur préciser ma méthode.


Si j’avais su…. je n’aurai pas pensé qu’ils s’en souviendraient…. Elle n’aurait pas pu parler à ma place.

  • conseil n°4 : les collègues ne sont pas tes amis

Si j’avais su… je me serai souvenue que j’étais partie 6 mois et que ça avait lisse le temps aux gens de passer à autre chose. Ce n’est ni méchant ni gentil. C’est le monde du travail. C’est la jungle. C’est le monde. Sitôt a lionne partie, une autre prend sa place te un autre groupe se reforme. Et donc si j’avais su, j’aurai fui la nana qui se présentait comme ma BFF, Elle!

Mais tiens, ça t’intéresse peut-être de savoir pourquoi j’i mal géré mon retour? Avec le recul je crois qu’avec tous ces événements, j’étais en dépression, trop faible, pas prête à retourner au travail. Sauf que pour pas mal de raisons, je ne m’en suis pas aperçue….

Ca m’intéresse de savoir quel conseil tu me donnerais à moi et aux autres mamans comme moi qui ont mal géré leur retour au bureau. Merci <3

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9 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Maman de Ouistiti

    Je n’ai pas eu à vivre ces moments qui, rien que parce qu’on laisse son bébé, sont éprouvants.
    Alors quand des gens prennent un plaisir malsain à le rendre encore plus compliqué, je n’ose imaginer.
    J’en ai eu des aperçus en épaulant des amies pour qui ça se passait mal. Elles ont toutes fini par changer de job, dans une autre boîte ou à leur compte

  2. 5
    Kid Friendly

    Ma reprise s’est bien passée pour mes 2 premiers (et pourtant je suis partie presque un an pour la première et 13 mois pour mon second), en reprenant à 80 % pour la première. En revanche pour la dernière mon N+2 avait changé et avait réorganisé le service, profitant de mon absence pour me mettre sur le poste qui l’arrangeait. Je me suis battue mais il a quand même réussi à me mettre dans une case où j’ai dépéri 2 ans avant de faire une mobilité…

  3. 6
    Maman Geek

    Je comprendrais jamais ce genre de personne qui se sent obliger d’écraser les autres pour vivre. C’est surement une période difficile que tu as vécu, mais il faut parfois ça pour se rendre compte des choses : Les collègues ne sont que des collègues. Et parfois, on ouvre les yeux sur le fait que NON, ça ne va pas et il nous faut de l’aide. Je te souhaite que tout ça soit derrière toi et que plus jamais tu ne tombe sur une fille comme cette femme. <3

  4. 7
    Veronique PoupetteWorld

    J’ai eu la chance de ne pas avoir ce type de collègues. Au contraire, j’étais plutôt attendue avec impatience à mon retour de congés mat comme si rien n’avait changé dans ma vie. Et pourtant, tout avait changé.
    Alors on a redéfini les règles avec mon chef et je me suis adaptée à mon nouveau rythme vie pro / vie perso.
    Par contre, j’ai toujours dit aux futures mamans de mon équipe de ne revenir bosser que lorsqu’elles seraient prêtes. Car si tu retournes au boulot mais que tu n’es pas prête (séparation mère-enfant mal vécue, fatigue intense, baby blues…), c’est mauvais pour tout le monde.

  5. 8
    leblogdeplok

    comme je te comprends, c’est pourquoi j’ai fais le choix de la rupture conventionnelle à mon retour, je n’en pouvais plus et depuis j’ai intégré une nouvelle entreprise et quelle bonheur, je revis

  6. 9
    Bil

    J’aurai pu écrire ton article…
    Je ne me souviens pas vraiment de mon retour pour ma première…
    Par contre pour ma seconde : WAOUH… accueil glacial, des réflexions du type “tel pourcentage de couple se sépare après un 2eme…”… le lundi soir j’étais déprimée… le mardi était mon jour de repos, j’ai eu une collègue/amie au téléphone (en congé mater à cette époque elle aussi) pour lui demander ce qu’il se passait… et le mercredi je suis arrivée en mettant les choses à plat direct… elles ne me connaissaient pas sous cet angle, ça a été assez utile… j’ai sorti un zona dans la foulée…
    J’ai aussi pu en parler avec ma responsable…

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