Comment éviter de coller une étiquette à son enfant?

Une étiquette, ça colle et ça ne s’en va pas facilement. Je pense faire partie de cette génération traumatisée à coups de “Rémi sans famille” et “princesse Sarah” à laquelle les parents ont facilement collé des étiquettes.

Ca ne m’était jamais apparue mais lors d’un atelier organisé par le groupe Eveil Et Jeux, les exemples cités ont de suite été très parlants.

Et là j’ai pris conscience, que sans le vouloir, je pouvais moi aussi risquer de coller une étiquette à mes enfants.

Je te propose de prendre 3 exemples pour comprendre comment on peut éviter de coller une étiquette à son enfant.

Un enfant n’est pas en mini adulte mais un être en construction

Attention! Ne pas enfermer son enfant dans un cadre n’est pas qu’une question de rhétorique et de phrases bien tournées. Il faut aussi se mettre dans un état d’esprit en phase avec les capacités d’un enfant d’un âge donné (voir ICI). L’enfant est un être en construction qui apprend et qui évidemment, à un moment, fera comme toi, comme son père, sa tante… parce que nous sommes tous des êtres humains, tout simplement.

  • Tu as ENCORE renversé ton verre! Mais qu’est ce que tu es MALADROIT!”

Pour éviter de coller des étiquettes il faut aussi se remettre en question : si l’enfant renverse son verre tout le temps : Est-ce qu’on lui laisse le temps de se poser, est-ce qu’il se laisse le temps de faire chaque chose en même temps? N’a t-il pas un soucis de concentration? Est-ce que “prendre un verre” ne devient pas un moment de stress et de doute pour lui?

Pour autant il ne s’agit pas de ne rien dire mais d’éviter d’enfermer l’enfant dans une case. Il faut plutôt partir du constat :

“Tu a renversé ton verre, il y a de l’eau sur la table, va chercher une éponge pour essuyer.

Je vais t’aider.

J’ai crié parce que je suis fatiguée que j’ai plein de choses à faire et que je dois recommencer à mettre la table.”

  • “Oui, et bien, DE TOUTES FACONS, tu es comme moi! Je n’ai JAMAIS RIEN compris en maths et TOI NON PLUS!”

Si je peux prendre mon exemple personnel, j’étais nulle en maths parce que je n’adhérais pas à la méthodologie ni à la pédagogie des profs. On ne déroulait pas les choses d’un trait, il fallait appliquer une règle sans chercher à comprendre, point. Au final, pour ma fille, j’utilise beaucoup la méthode Montessori et l’école fait pareil donc c’est top!

Il faut parfois transposer l’exercice à une situation réelle pour que l’enfant comprenne mieux.

  • “On NE PEUT PAS ALLER à cet endroit, ça N’EST PAS LA PEINE, TU ES TROP TIMIDE, tu ne voudras parler à personne.”

La timidité, ça n’est pas une fatalité. Encourageons plutôt notre petit être en construction à aller vers les autres et lui dire qu’il est capable plutôt que de le conforter dans un trait de caractère momentané. Il faut ainsi essayer de comprendre ce qui peut lui faire peur dans la relation aux autres. Parfois les peurs des enfants ne sont pas les mêmes que les nôtres. Il y a beaucoup de confiance en soit car ne pas oser approcher l’autre c’est ne pas savoir ce que l’on va lui apporter.

Et comme j’ai aussi à apprendre de toi, peux-tu me dire quelles phrases tu aimerais pouvoir dire autrement?

Facebooktwittermail

9 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    MamanDeOuistiti

    Nous sommes une génération de parents qui percute enfin sur le poids et la violence que certains mots peuvent avoir.
    J’ai encore certains que des adultes ont pu me dire. Du cercle familial ou non…
    J’ai toujours eu conscience de cela et je fais hyper gaffe.
    Ceci dit, j’ai des réflexes éducatifs qui s’accrochent.
    Le « attention, tu vas te faire mal » a été un vrai challenge.
    Ce n’etait pas une question de confiance au premier abord vis à vis de mes zouzous, mais la peur qu’ils se fassent mal.
    Sauf que si, il y avait quand même bien une carence de confiance et ils m’ont chacun démontré que c’etait inutile car ils sont plutôt bien prudents ^^

  2. 3
    sophie pipelette

    Coucou, ton article me parle beaucoup et je pense que je vais le mettre en favoris des moments sans vraiment y faire attention je peux avoir des mots qui sortent sans vraiment en prendre vraiment conscience, mais j’ai toujours dit à mes enfants si quelques choses que maman vous dit vous blesse il faut vraiment me le dire et qu’on en discute parce que je ne le fais pas exprès….

  3. 4
    Maman Rose

    Malheureusement je dis beaucoup de choses qu’il ne faudrait pas que je dise… La fatigue, le manque d’aide… bref j’y travaille quand même. Je veille à ne jamais mes attaquer sur ce qu’ils sont (“tu es bête”) mais parfois je dérape. Aujourd’hui j’ai dit à mon fils qu’il était un gros bébé parce qu’il traîne un problème de propreté qui nous ronge pas mal. Alors que bon, il n’a pas 4 ans, il grandit bien à son rythme.

  4. 5
    Wendy & cie

    En lisant je me raconte qu’on est toutes pareilles, on veut faire au mieux mais le quotidien nous rattrape parfois(fatigue, boulot, journée difficile,… ) le tout c’est de s’en rendre compte et de l’expliquer à l’enfant.

  5. 6
    LE BLOG DE PLOK

    je te rejoins a 1000 pourcent, ces petites phrases anodines mais qui pourtant sont blessantes ou peuvent faire perdre confiance, …j’avoue, j’ai déjà eu des mots durs, mais qu’est ce que j’ai regretté et maintenant j’essaye de faire attention…pas facile

    • 7
      BoutdeZou

      Je suis comme toi, parfois, il arrive que les mots dépassent mes pensées et blessent ma super héroïne. L’essentiel c’est d’en être conscient, c’est un grand pas en avant parce que l’on se remet en question et que l’on essaye de ne plus dire les choses de la même façon.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *