Ces grandes décisions qui font de nous des parents

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En tant que parents, nous prenons tous des décisions. Des petites, des grandes, des visibles et des plus discrètes. Toutes contribuent à construire le fil conducteur de l’éducation que nous donnons à nos enfants et à tracer la direction dans laquelle nous les orientons.

Tout commence par le choix du prénom qui ne plaira pas forcément à votre entourage et qu’il faudra pourtant assumer voire défendre. Suivrons toutes les décisions de la vie quotidienne comme le choix du style de vêtement que portera votre enfant, les jouets qu’il recevra à Noël et aux anniversaires, votre volonté qu’il ne boive pas de coca ou ne mange pas de gâteaux apéros trop jeune. Ça commence par le prénom et ça continue avec le choix du siège auto sur lequel absolument tout le monde a un avis. Puis avec le choix de l’école : privée ou publique? Si vous optez pour le privé, vous devrez 100 fois plus justifiez que si vous inscrivez votre enfant dans le public comme tout le monde. Ce sont précisément ces décisions, un peu plus importantes que les autres qui vous donnent des maux d’estomac et qui vous font parfois douter.

Pour ma part, je doute beaucoup au moment de choisir, mais une fois le choix effectué, je l’assume toujours : qu’il s’agisse du prénom, de la poussette, des fringues…. Oui mais voilà, il y a pourtant deux décisions qui m’ont longtemps mis mal à l’aise. J’ai longtemps eu ce sentiment désagréable de ne pas être sûre d’avoir fait le bon choix. En premier lieu, l’école…. j’ai un grand regret de ne pas avoir essayé de scolariser ma fille en privé dès la maternelle pour lui garantir une place au cp, qu’aujourd’hui elle n’a pas. A la rentrée, elle sera scolarisée dans une école publique, très bonne au demeurant mais qui ne correspond pas à ma première volonté ni à mes choix d’éducation. Et puis, il y a aussi cette décision que je n’ai pas hésité une seconde à prendre mais qui m’a longtemps posée question. Il y a un an, j’ai fait le choix d’aller dire au revoir à mon père…. seule. J’ai refusé d’emmener ma fille à l’hôpital car elle n’aurait pas reconnu son grand-papa. Il avait tellement changé sous le poids de la maladie. Je ne voulais pas qu’elle ait peur et que mon père soit encore plus triste…et puis avouons-le, je n’avais pas la force de lui expliquer les conséquences de cet au-revoir, je ne pouvais pas prendre le risque qu’elle lui dise la vérité….conséquence inéluctable de la maladie. Bref, j’ai choisi de ne pas l’emmener sans plus d’explication. Et puis, il y a quelques semaines, ma mini était assise sur son lit et m’a demandé pourquoi elle n’avait pas pu voir son grand père. J’ai pris une grande inspiration et lui ai expliqué mon choix, ma décision, pour la protéger et préserver encore un peu l’innocence de son enfance. Elle a semblé apaisée et en effet, elle a compris la situation et ne m’a plus posé de question.

Parmi les choix de parents, il y en a des plus agréables que d’autres. Parfois, il nous oppose à nos proches, et le plus souvent, à nos mamans. Cette situation est inconfortable mais semble finalement plutôt saine et normale :  le Dr Dugravier, pédiatre et psychiatre à Bordeaux, explique que c’est comme cela que l’on se construit son identité de maman.

Alors, que vous conseillez d’autre que de vous faire confiance?

 

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