Dark Mode Off / On

Ce congé maternité que je rêvais si parfait…

Un congé maternité post accouchement d'avril à juin, c'était une période idéale pour moi : les beaux jours, de belles ballades avec bébé, du temps pour chacun de mes enfants et une reprise en septembre qui me laisserait une belle période d'allaitement!

Voilà ce que j'espérais! Surtout après le congé pré-natal qui avait commencé de manière un peu chaotique avec une Mini BoutdeZou malade et une maman sur les rotules, un taux de fer au ras des pâquerettes jusqu'à la veille de l'accouchement!

Le résultat?

Mon congé pré natal m'a tout juste permis de reprendre des forces. Le repos a été de rigueur et ma grosse déception est de ne pas avoir pu préparer la déco de la chambre de bébé.

Un énorme regret de ne pas m'être arrêtée plus tôt au travail, comme le souhaitait le gyneco, pour m'occuper un peu de moi…. la totale impression d'avoir tout donné pour le boulot pour pas grand chose puisque ce que je pensais avoir bouclé est encore à l'étude à ce jour.

La première partie du congé maternité ne s'étant pas idéalement passée, je comptais bien sur la seconde, mon congé post natal,pour me rattraper.

Oui, mais ça, c'était sans compter les hasards de la vie, le temps qui passe et le malheur qui frappe l'un de vos proches…

Le rythme trépidant de la vie auquel vous pensiez échapper pendant un moment vous rattrape de plus belle. J'ai croulé sous la fatigue pendant mon congé pré natal et c'est avec des larmes que j'aborde mon congé post natal. Le sentiment de sérénité et de plénitude d'accueillir mon babyboy n'aura pas duré longtemps! Me voilà rattrapée par la dure réalité de la vie.

Alors que je rêvais de découvrir mon bébé dans un monde de douceur, je suis plongée dans la réalité des mots que l'on aimerait ne jamais avoir entendu, ceux qui ne laissent aucun doute ni aucun espoir. Et je me rappelle de ce Noël 2014 où j'ai un instant pensé, allez savoir pourquoi, que ça serait le dernier que la famille passerait au complet.

Et quand je me demande pourquoi mon bébé a choisi 2015 pour voir le jour, je me dit que c'est pour me donner la force de mieux surmonter cette épreuve qui touche notre famille, une des pires qu'un enfant puisse connaître…

Passer du rire au larme, c'est un peu mon quotidien. Mes yeux sont embués de tristesse et pourtant quand je regarde mes petits bouts, ils me donnent une force incroyable … la force de partir pour ce qui ressemble à un ultime au-revoir

…parce qu'ils sont l'avenir et que la vie continue.

Facebooktwittermail